Dans l’enquête réalisée en 2018 par le SERDA, 300 professionnels de veille ont répondu.
Voici les 10 premiers résultats :
1- Vous êtes très peu à déclarer maîtriser le sujet ! (modestie ou réalité ?)
2- La veille médias/ presse est la plus utilisée (et seulement 49% des sondés déclarent être à l’aise sur le sujet)
3- ⅓ des répondants disent être dans l’ “à peu près” et qu’ils bricolent souvent
4- La veille juridique arrive en deuxième position, preuve que nos activités sont souvent très réglementées
5- 51% ont déjà mis en place des processus automatisés (ex : tri de flux automatique, agrégation de contenus directement dans une newsletter…)
6- La veille collaborative est dans toutes les consciences, mais s’arrête à la frontière de l’animation de communauté ! (manque de temps, de méthodes, d’outils…)
7- 64% de la veille est francophone (pourtant, il doit bien se passer des choses intéressantes à l’étranger)
8- 70% avouent ne pas bien connaître le marché des outils payants et ne savent pas trop comparer les outils du marché.
9- Le sourcing est une affaire personnelle, et même s’il n’est pas complet, c’est une tâche que les veilleurs ont du mal à partager ou déléguer
10- Un veilleur sur deux intègre de la vidéo dans ses livrables, mais même ceux qui les utilisent avouent ne pas être au top sur ces méthodes de veille particulières.
source : SERDA FORMATION - Pratiques et attentes dans la veille : les 10 premiers résultats de l’enquête !
Moteur de Recherche de Veille Concurrentielle pour l'Industrie Pharmaceutique et de Santé
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mardi 1 octobre 2019
mardi 28 avril 2015
Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique
Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]
L’innovation en santé reste un enjeu public majeur. Celle-ci est principalement développée en industrie pharmaceutique. La R&D pharmaceutique est une activité à risque puisqu’elle nécessite de lourds investissements en capitaux et en temps. L’investissement moyen nécessaire pour mettre sur le marché un nouveau produit est évalué aujourd’hui autour de 1,4 milliard de dollars. Développer un médicament peut prendre une dizaine d’années et le retour sur investissement de ce développement prend jusqu’à 15 ans. On est donc sur des modèles long terme. Les activités de veille scientifique et médicale ont historiquement été très présentes en industrie pharmaceutique, que ce soit en support des activités réglementées ou de l’innovation interne.
Le déclin de la productivité de la R&D en industrie pharmaceutique depuis les années 2000 a généré beaucoup de réflexion sur les modèles d’innovation permettant un meilleur retour sur investissement. Cela a notamment conduit à une plus forte externalisation de l’innovation, par l’acquisition de molécules prometteuses découvertes dans des start-up, des sociétés biotechnologies ou des organismes de recherche. L’acquisition de la propriété intellectuelle de molécules découvertes à l’extérieur d’un grand laboratoire pharmaceutique va lui générer plus de la moitié de ses revenus futurs.
On comprend alors que les activités d’intelligence économique ont une contribution majeure également pour les activités d’innovation externe, de business développement et de gestion des partenariats. En même temps, avec l’avènement d’Internet et une volonté de transparence toujours plus forte des instances de santé, les pratiques de la veille et de l’intelligence économique ont été bouleversées. L’accès à l’information spécialisée, même si il reste inégal, s’est considérablement démocratisé. La transition numérique des éditeurs scientifiques entamée il y a déjà plus de 15 ans a accéléré ce phénomène. Les professionnels de l’information ont vu leur nombre diminuer de manière drastique ces dix dernières années au sein des entreprises pharmaceutiques au profit de nouveaux profils d’analystes et de gestionnaires transverses pour organiser ces flux d’information internes et externes.
La démarche collaborative s’impose dès lors comme une évidence . Si elle est plus spontanée dans les milieux de la R&D, elle nécessite un fort accompagnement des travailleurs du savoir ou « knowledge workers » pour être efficace et aboutir à une démarche d’intelligence collective.
Ces diverses transformations qui s’entrechoquent ont eu pour effet une dilution du rôle des spécialistes de l’information. Ceux qui ont su s’adapter ne peuvent-ils pas néanmoins être de formidables ambassadeurs des nouvelles pratiques managériales collaboratives et de la transformation digitale? Ne devrait-on pas les regarder comme de véritables artisans du changement et de l’innovation?
source: vidéo Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]-
L’innovation en santé reste un enjeu public majeur. Celle-ci est principalement développée en industrie pharmaceutique. La R&D pharmaceutique est une activité à risque puisqu’elle nécessite de lourds investissements en capitaux et en temps. L’investissement moyen nécessaire pour mettre sur le marché un nouveau produit est évalué aujourd’hui autour de 1,4 milliard de dollars. Développer un médicament peut prendre une dizaine d’années et le retour sur investissement de ce développement prend jusqu’à 15 ans. On est donc sur des modèles long terme. Les activités de veille scientifique et médicale ont historiquement été très présentes en industrie pharmaceutique, que ce soit en support des activités réglementées ou de l’innovation interne.
Le déclin de la productivité de la R&D en industrie pharmaceutique depuis les années 2000 a généré beaucoup de réflexion sur les modèles d’innovation permettant un meilleur retour sur investissement. Cela a notamment conduit à une plus forte externalisation de l’innovation, par l’acquisition de molécules prometteuses découvertes dans des start-up, des sociétés biotechnologies ou des organismes de recherche. L’acquisition de la propriété intellectuelle de molécules découvertes à l’extérieur d’un grand laboratoire pharmaceutique va lui générer plus de la moitié de ses revenus futurs.
On comprend alors que les activités d’intelligence économique ont une contribution majeure également pour les activités d’innovation externe, de business développement et de gestion des partenariats. En même temps, avec l’avènement d’Internet et une volonté de transparence toujours plus forte des instances de santé, les pratiques de la veille et de l’intelligence économique ont été bouleversées. L’accès à l’information spécialisée, même si il reste inégal, s’est considérablement démocratisé. La transition numérique des éditeurs scientifiques entamée il y a déjà plus de 15 ans a accéléré ce phénomène. Les professionnels de l’information ont vu leur nombre diminuer de manière drastique ces dix dernières années au sein des entreprises pharmaceutiques au profit de nouveaux profils d’analystes et de gestionnaires transverses pour organiser ces flux d’information internes et externes.
La démarche collaborative s’impose dès lors comme une évidence . Si elle est plus spontanée dans les milieux de la R&D, elle nécessite un fort accompagnement des travailleurs du savoir ou « knowledge workers » pour être efficace et aboutir à une démarche d’intelligence collective.
Ces diverses transformations qui s’entrechoquent ont eu pour effet une dilution du rôle des spécialistes de l’information. Ceux qui ont su s’adapter ne peuvent-ils pas néanmoins être de formidables ambassadeurs des nouvelles pratiques managériales collaboratives et de la transformation digitale? Ne devrait-on pas les regarder comme de véritables artisans du changement et de l’innovation?
source: vidéo Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]-
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Veille législative et réglementaire
jeudi 23 février 2012
Chargé de veille législative et réglementaire [Institut des métiers et formations des industries de santé - IMFIS]
Chargé de veille législative et réglementaire [source : l'institut des métiers et des formations des industries de santé / IMFIS.FR]
Le Chargé de veille législative et réglementaire anticipe et suit les évolutions législatives et réglementaires liées à l'exercice des activités de santé en France et à l'international. Il/elle veille à leur prise en compte dans l'entreprise.
Activités clés
Compétences clés
Capacité à :
Profil de recrutement
Médicament à usage humain et Diagnostic in vitro :
Médicament à usage humain :
Le métier de Chargé d'études /essais est accessible aux débutants.
Passerelles métiers
Formations recommandées...lire la suite de la fiche métier "Chargé de veille législative et réglementaire" IMFIS -
Le Chargé de veille législative et réglementaire anticipe et suit les évolutions législatives et réglementaires liées à l'exercice des activités de santé en France et à l'international. Il/elle veille à leur prise en compte dans l'entreprise.
Activités clés
- Réalisation de la veille réglementaire et scientifique nationale et internationale
- Evaluation de l'impact des évolutions réglementaires identifiées pour l'entreprise
- Diffusion des informations scientifiques et réglementaires aux services concernés
- Gestion de l'archivage de la documentation réglementaire
- Réalisation de synthèses relatives aux législations qui affectent les industries de santé
- Supervision des traductions des documents réglementaires (AMM, marquage CE, renouvellement, modification...) pour valider l'exactitude des informations transmises
- Recherche et exploitation de bases de données réglementaires
- Coordination et consolidation des commentaires sur les projets de texte mis en consultation à l’échelle nationale ou internationale
Compétences clés
Capacité à :
- Interpréter, synthétiser et diffuser les textes réglementaires et scientifiques
- Transmettre des informations sur des sujets préétablis
- Evaluer la qualité et la complémentarité des sources d'information en définissant des critères de sélection, pertinence, authenticité, fiabilité...
- Identifier les producteurs d'informations internes et/ou externes, repérer les informations par l'échange et la participation à des réseaux
- Concevoir des techniques de recherche et de veille, dans une optique d'aide à la décision
- Maîtriser les techniques d'entretiens et d'analyse documentaire
- Maîtriser les sources d'informations scientifiques et réglementaires clés
- Choisir et mettre en place des outils de recherche d'information et d'analyse automatique
- Communiquer à l'écrit et à l'oral de manière claire et factuelle
- Maîtriser l'anglais technique / scientifique
Profil de recrutement
Médicament à usage humain et Diagnostic in vitro :
- Bac +5 en sciences de la vie,
- Médecin ou pharmacien
- Vétérinaire
Médicament à usage humain :
- Bac +5 en droit de la santé
- Spécialisation en droit de la santé publique
Le métier de Chargé d'études /essais est accessible aux débutants.
Passerelles métiers
- Chargé d’affaires réglementaires
- Chargé de pharmacovigilance
- Assureur qualité
- Documentaliste scientifique
- Responsable des affaires réglementaires
- Responsable de la communication scientifique et médicale
- Responsable de la documentation scientifique
- Responsable transparence / Prix
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