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vendredi 9 février 2024

Bilan 2023 de la socialmediasphère Pharma [#BeyondTheScore]

Avec LauMa Communication, Buzz E-Santé dévoile le bilan 2023 de la socialmediasphère pharma en France via son baromètre #BeyondTheScore pour comprendre les usages, identifier les bonnes pratiques et les tendances. Découverte des résultats.

Buzz e-santé

Les médias sociaux deviennent de plus en plus incontournables dans les dispositifs de communication des laboratoires pharmaceutiques en France. L’année 2023 marque assurément un changement dans le choix des plateformes sociales plébiscitées par la pharma.

LauMa Communication

Pour comprendre les usages, identifier des bonnes pratiques et des tendances, Buzz e-santé et LauMa Communication ont lancé le 1er baromètre qui décortique la socialmediasphère pharma : #BeyondTheScore.

#BeyondTheScore : bilan 2023 de la socialmediasphère Pharma

Cette analyse de l’année 2023 porte sur 24 comptes X (Twitter) et 6 comptes Instagram de laboratoires pharmaceutiques en France avec un suivi mensuel de chaque KPI. Pour la première fois ils proposent une analyse des comptes Instagram non corporate pharma.

Si X a longtemps été le réseau préféré des principaux laboratoires pharmaceutiques présents en France, il semble que ce soit de moins en moins le cas et qu’à défaut d’un réel désamour, 2023 soit en tout cas une année d’observation. Ainsi, en 2023, 4 389 tweets ont été publiés par la Xosphère pharmaceutique versus 6 800 en 2022 soit 2 411 tweets en moins.

En parallèle, entre le T3 2023 et le T4 2024, la publication de posts par les comptes Instagram corporate des laboratoires pharmaceutiques a augmenté de 70 %.

X : des communautés en baisse

#BeyondTheScore : bilan 2023 de la socialmediasphère Pharma - classement selon le nombre d'abonnés aux comptes X ex-Twitter des labos
Classement global des laboratoires pharmaceutiques selon le nombre d’abonnés sur X [Twitter] au 31/12/2023

Les communautés X des laboratoires enregistrent une baisse organique tout au long de l’année. Parmi les comptes bénéficiant du plus d’abonnés on peut citer Sanofi (30 028), Abbvie (15 130) suivi de Roche (12 863) et Pfizer (12 234). Un classement qui a évolué au cours de l’année.

Ce qui est intéressant d’observer, c’est la progression du nombre d’abonnés sur l’ensemble de l’année. 19 comptes X connaissent une baisse de leur nombre d’abonnés lors du T4 2023. En moyenne, ces comptes ont perdu 39 abonnés lors du dernier trimestre. Sur l’année 2023, 14 comptes sont en recul avec une perte moyenne de 132 abonnés.

Toutefois, certains comptes connaissent une croissance d’abonnés sur l’année 2023 par rapport à 2022...Lire tout le communiqué de presse de Buzz e-santé et LauMa Communication - Télécharger #BeyondTheScore : le bilan 2023 de la socialmediasphère Pharma -

mardi 3 février 2015

Des chercheurs de l'UE présentent des stratégies pour renforcer l'analyse de renseignements

RECOBIA
Lors de la conférence de clôture de RECOBIA la semaine dernière, l'équipe du projet a présenté les stratégies pour aborder l'impact des biais cognitifs dans l'analyse des services de renseignements.

Souvent, dans les thrillers, les agents infiltrés sont souvent des modèles d'objectivité, de pragmatisme et d'un degré supérieur de réflexion impartiale. Néanmoins, en réalité, même les agents les mieux entraînés et les plus judicieux ne sont que des mortels. Ainsi, ils sont vulnérables aux influences qui pourraient les pousser à prendre de mauvaises décisions, ce que l'on appelle des «biais cognitifs». Le projet RECOBIA, qui a organisé sa conférence de clôture à Bruxelles la semaine dernière, a tenté d'explorer et d'évaluer ces biais cognitifs, d'étudier leur impact sur les pratiques d'analyse des renseignements et de développer des stratégies d'atténuation pour aborder leur impact.

Lors de la conférence, le coordinateur du projet RECOBIA, Frederik Schumann du CEIS a défini les biais cognitifs comme des «perturbations psychologiques produites par l'utilisation de règles qui accélèrent notre traitement cognitif de l'information». Un exemple de ce biais cognitif serait la tendance à faire confiance aux informations provenant d'un «scientifique homme, blanc et plus âgé», indépendamment du fait que son expertise soit pertinente pour résoudre le problème qui nous préoccupe. Il existe également le «biais de familiarité», la tendance à faire confiance à une personne déjà rencontrée auparavant par rapport à l'information donnée par un inconnu. Frederik explique comment, sur les trois dernières années, neuf partenaires de RECOBIA ont travaillé pour développer des stratégies qui contribueront à atténuer l'impact des biais cognitifs dans les services de renseignements pour améliorer la qualité dans ce domaine.

Une étape importante du processus de RECOBIA a été l'identification de sept tâches de renseignements clés (KIT) menées par les personnes actives dans le domaine des renseignements. Ces KIT ont été examinés en détails afin d'identifier et de documenter 28 biais cognitifs auxquels seraient soumis les agents des services de renseignements dans leur travail. L'équipe RECOBIA a ensuite appliqué ces concepts dans 40 situations spécifiques qui illustrent l'impact et les effets des biais cognitifs.

Les KIT identifiés, les biais cognitifs et les situations spécifiques formaient la base du scénario RECOBIA qui a été présenté à la conférence. En utilisant un agent fictif du nom de Peter et présentant un accident imaginaire entre la «Syldavie» et le «Borduria», le scénario démontre comment les biais cognitifs influencent le cours d'une situation fictive et comment les stratégies d'atténuation de RECOBIA, également présentées lors de la conférence, peuvent être appliquées pour renforcer la performance des analystes des services de renseignements. Comme l'explique Frederik, «reconnaître les situations dans lesquels les biais cognitifs peuvent émerger et appliquer les stratégies d'atténuation constitue un intérêt général pour tout agent des services de renseignements».

L'équipe RECOBIA a souligné le fait que tous les résultats de projet ont été développés en conjonction aux utilisateurs finaux au cours de six ateliers. Au total, plus de 100 utilisateurs finaux représentant 21 agences nationales et cinq institutions européennes se sont rendus à l'un ou plusieurs ateliers où ils ont pu interroger, contribuer et in fine valider les travaux de RECOBIA.

Le projet se conclura le 31 janvier mais l'équipe persiste qu'il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. Ils pensent que les prochaines étapes naturelles seraient de s'appuyer sur les résultats du projet pour concevoir des outils et des sessions de formation et des solutions adaptées à chaque besoin spécifique des services de renseignements. De plus, l'équipe de RECOBIA explique qu'il reste encore beaucoup à faire dans le domaine des biais cognitifs sociaux.