Moteur de Recherche de Veille Concurrentielle pour l'Industrie Pharmaceutique et de Santé

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vendredi 26 avril 2024

La dernière étude de l'OEB révèle que les inventions dans le domaine de la lutte contre le cancer ont augmenté de 70 % entre 2015 et 2021, comme le montre le nombre de familles de brevets internationales (FBI)

Une nouvelle étude montre que les inventions pour lutter contre le cancer ont augmenté de plus de 70 % depuis 2015

En février 2024, à l'approche de la Journée mondiale contre le cancer, l'OEB a publié une nouvelle étude qui révèle que l'innovation dans la lutte contre le cancer a fait un bond de 70 % entre 2015 et 2021.

Selon le système européen d'information sur le cancer (ECIS), 31 % des hommes et 25 % des femmes devraient recevoir un diagnostic de cancer dans l'Union européenne avant d'atteindre l'âge de 75 ans. C'est pourquoi le développement de nouvelles technologies, soutenu par des programmes de financement public de plusieurs millions d'euros, comme le plan "Vaincre le cancer en Europe", reste essentiel. Plus de 5 millions de vies ont été sauvées dans la seule Union européenne grâce à des inventions dans le domaine de l'oncologie (Dalmartello M. et al., 2022).

OEB Office Européen des Brevets

La dernière étude de l'OEB révèle que les inventions dans le domaine de la lutte contre le cancer ont augmenté de 70 % entre 2015 et 2021, comme le montre le nombre de familles de brevets internationales (FBI).Le rapport établit que plus de 140 000 inventions contre le cancer ont été divulguées au public dans des documents de brevet au cours des 50 dernières années. 

Principales conclusions

L'étude vise à fournir aux décideurs et aux innovateurs des informations sur le brevetage des technologies de lutte contre le cancer dans le monde entier. Elle décrit où et quelles ont été les avancées les plus récentes. Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes :

  • Les inventions contre le cancer ont connu une forte augmentation de 70 % depuis 2015.  Entre 2015 et 2021, le nombre annuel de familles de brevets internationales (FBI) a augmenté de plus de 70 %, ce qui équivaut à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 9,34 %, et dépassera les 13 000 FBI en 2021.
  • Les États-Unis sont en tête, avec près de 50% de l'ensemble des IPI entre 2002 et 2021. L'UE27 occupe la deuxième place avec une part de 18%, suivie de loin par le Japon avec 9%.
  • L'Allemagne a conservé sa position de premier pays d'origine en matière d'innovation liée au cancer, qu'elle a occupée pendant les deux dernières décennies, mais le Royaume-Uni, la France, la Suisse et les Pays-Bas la rattrapent rapidement.    
  • Les universités et les organismes publics de recherche (OPR) jouent un rôle croissant dans l'innovation liée au cancer. Entre 2002 et 2021, ils représenteront près d'un IPI sur trois dans ces technologies au niveau mondial.
  • Bien que les principaux demandeurs aient des origines géographiques diverses, les activités de brevetage dans le domaine du traitement du cancer sont largement localisées aux États-Unis.

La liste des dix premières entreprises déposantes au niveau mondial pour la période 2015-2021 comprend six sociétés européennes et quatre sociétés américaines.

Une nouvelle plateforme pour trouver des technologies de lutte contre le cancer

Cette étude est complétée par une plateforme en ligne gratuite, Technologies combattant le cancer, qui simplifie l'accès des chercheurs et des investisseurs aux informations techniques contenues dans les documents de brevet pertinents, où qu'ils se trouvent dans le monde. La plateforme comprend non seulement les 140 000 inventions sur lesquelles l'étude s'est basée, mais bien d'autres encore. Des examinateurs et des analystes de données de l'OEB et de dix offices nationaux de brevets ont mis à profit leurs connaissances spécialisées pour préparer plus de 130 ensembles de données portant sur quatre grands thèmes : la prévention et la détection précoce, le diagnostic, les thérapies, le bien-être et les soins post-traitement. Désormais, les scientifiques travaillant dans ces domaines essentiels peuvent plus facilement explorer la mine de documents techniques de l'OEB sans avoir besoin d'une expérience préalable en matière de recherche de brevets. Les dix offices de brevets participants sont ceux de l'Autriche, de la Bulgarie, du Danemark, de la France, de la Grèce, de l'Italie, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie. Il s'agit de la quatrième plateforme de ce type de l'OEB, après celles sur les coronavirus, les technologies énergétiques propres et la lutte contre les incendies.

inpi

Pour faciliter le développement et la commercialisation de nouvelles technologies de lutte contre le cancer, l'OEB met à jour son outil gratuit, le "Deep Tech Finder", qui répertorie près de 8 000 start-ups de toute l'Europe ayant déposé des demandes de brevet. L'outil comprend désormais des filtres pour 17 technologies différentes liées au cancer, concernant 1 340 startups prêtes à investir dans ce domaine. Cela aide les investisseurs et les partenaires potentiels à trouver des startups européennes proposant de nouvelles technologies de pointe dans le domaine du cancer, dans le secteur des "deep tech". Lire le communiqué de presse de l'Office Européen des Brevets - Télécharger l'étude complète (en anglais) [PDF] - Communiqué de Presse de l'INPI -

mardi 28 mars 2017

Top 10 des déposants de brevets en France en 2016 [INPI]

Le palmarès 2016 des déposants de brevets en France

L’édition 2016 du classement des principaux déposants de brevets publiés en France présente quelques évolutions par rapport à celle de 2015 et témoigne de la nécessité toujours plus forte d’aligner politique d’innovation et stratégie de propriété industrielle, pour les grands groupes industriels comme pour les organismes de recherche publique. 

Top 10 des déposants de brevets en France en 2016

Le Top 3 modifié et un nouvel entrant parmi les 10 premiers déposants 

Les 9 premiers déposants restent les mêmes que l’an dernier, avec toutefois un changement de places sur le podium : l’équipementier automobile Valeo ravit la 1ère place au constructeur PSA, avec 994 demandes de brevets publiées, contre 668 en 2015. Valeo a plus que doublé son nombre de demandes de brevets publiées en 2 ans. Le groupe PSA, qui occupait le 1er rang du classement depuis 2007, est donc 2ème cette année avec 930 demandes publiées (1012 l’an dernier). Le groupe aéronautique Safran passe, lui, de la 2ème à la 3ème position, avec 758 demandes publiées (769 en 2015). Les déposants des rangs 4 à 9 restent les mêmes que l’an dernier. Le groupe de télécommunication Orange, absent du Top 10 depuis 2007, se classe cette année au 10ème rang avec 250 demandes publiées, au détriment de Michelin, qui se classe 11ème.



La recherche publique de plus en plus visible 

Les organismes de recherche publique sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : le CEA et le CNRS, classés respectivement 4ème et 6ème l’an dernier, conservent leur place en 2016. L’université Claude Bernard Lyon 1 gagne 2 places (passant de la 32ème à la 30ème place), le Centre National d’Etudes Spatiales en gagne 5 (passant du 35ème au 30ème rang, ex-aequo avec l’université Claude Bernard Lyon 1) et Aix-Marseille Université gagne 4 places (passant de la 46ème à la 42ème place). Par ailleurs 5 organismes de recherche publique font leur entrée dans le Top 50 cette année : ils sont donc au nombre de 10 en 2016, contre 5 l’an dernier.

source : INPI

mardi 28 avril 2015

Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique

Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]

L’innovation en santé reste un enjeu public majeur. Celle-ci est principalement développée en industrie pharmaceutique. La R&D pharmaceutique est une activité à risque puisqu’elle nécessite de lourds investissements en capitaux et en temps. L’investissement moyen nécessaire pour mettre sur le marché un nouveau produit est évalué aujourd’hui autour de 1,4 milliard de dollars. Développer un médicament peut prendre une dizaine d’années et le retour sur investissement de ce développement prend jusqu’à 15 ans. On est donc sur des modèles long terme. Les activités de veille scientifique et médicale ont historiquement été très présentes en industrie pharmaceutique, que ce soit en support des activités réglementées ou de l’innovation interne.

Le déclin de la productivité de la R&D en industrie pharmaceutique depuis les années 2000 a généré beaucoup de réflexion sur les modèles d’innovation permettant un meilleur retour sur investissement. Cela a notamment conduit à une plus forte externalisation de l’innovation, par l’acquisition de molécules prometteuses découvertes dans des start-up, des sociétés biotechnologies ou des organismes de recherche. L’acquisition de la propriété intellectuelle de molécules découvertes à l’extérieur d’un grand laboratoire pharmaceutique va lui générer plus de la moitié de ses revenus futurs.

 

On comprend alors que les activités d’intelligence économique ont une contribution majeure également pour les activités d’innovation externe, de business développement et de gestion des partenariats. En même temps, avec l’avènement d’Internet et une volonté de transparence toujours plus forte des instances de santé, les pratiques de la veille et de l’intelligence économique ont été bouleversées. L’accès à l’information spécialisée, même si il reste inégal, s’est considérablement démocratisé. La transition numérique des éditeurs scientifiques entamée il y a déjà plus de 15 ans a accéléré ce phénomène. Les professionnels de l’information ont vu leur nombre diminuer de manière drastique ces dix dernières années au sein des entreprises pharmaceutiques au profit de nouveaux profils d’analystes et de gestionnaires transverses pour organiser ces flux d’information internes et externes.

La démarche collaborative s’impose dès lors comme une évidence . Si elle est plus spontanée dans les milieux de la R&D, elle nécessite un fort accompagnement des travailleurs du savoir ou « knowledge workers » pour être efficace et aboutir à une démarche d’intelligence collective.

Ces diverses transformations qui s’entrechoquent ont eu pour effet une dilution du rôle des spécialistes de l’information. Ceux qui ont su s’adapter ne peuvent-ils pas néanmoins être de formidables ambassadeurs des nouvelles pratiques managériales collaboratives et de la transformation digitale? Ne devrait-on pas les regarder comme de véritables artisans du changement et de l’innovation?

source: vidéo Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]-

mercredi 23 mai 2012

Technologies clés 2015 - 85 technologies clés dans sept secteurs économiques dont la Santé

L’étude technologies clés 2015 a pour objectif d’identifier des segments stratégiques de notre économie et de mener une analyse des forces et faiblesses du développement de ces technologies en France. Elle est destinée aux formateurs voulant offrir des perspectives, aux chefs d’entreprises et cadres à la recherche de relais de croissance et enfin aux décideurs publics, dans leurs choix et prises de décisions pour préparer l’avenir.

Technologies cles 2015 - Santé :



Cette quatrième édition de l’étude de prospective technologique « Technologies clés 2015 » présente 85 technologies clés qui trouvent leurs applications dans sept secteurs économiques. Les organismes les plus pertinents ont été associés dans chacun des domaines investigués pour faire de l’étude Technologies clés 2015 une analyse stratégique et un outil structurant. Technologies clés 2015 est donc le résultat des nombreux échanges organisés avec plus de 250 spécialistes, experts, représentants du monde socioéconomique sur les enjeux qui se posent à notre société tant sur le territoire national que sur les marchés mondiaux.

Chacun des secteurs décrit dans cet ouvrage s’accompagne d’une monographie permettant de préciser les éléments de contexte et les enjeux associés, les grandes tendances d’évolution et les technologies clés du secteur, la position de la France sur celles-ci. Des recommandations élaborées à l’issue des travaux menés par les différents groupes d’experts sont formulées pour proposer des pistes de réflexion.

Les technologies clés sont présentées sous une forme très synthétique de description de la technologie, de ses applications, de son état de diffusion, de l’état de la concurrence et des acteurs qui lui sont associés. Enfin, ces technologies sont positionnées par rapport à un temps d’accès aux marchés, à un niveau d’attrait et aux différents enjeux qui les concernent.

mercredi 4 avril 2012

Vidéo : Présentation de la plateforme d'ouverture des données publiques "data.gouv.fr"

Présentation de la plateforme d'ouverture des données publiques "data.gouv.fr" [06/12/2011 - DURÉE: 31'59] :




Séverin Naudet, directeur d'Etalab, a présenté le 5 décembre la plateforme d'ouverture des données publiques "data.gouv.fr".

Cette plateforme recense plus de 350 000 jeux de données, qualifiés et recensés par 90 producteurs, parmi lesquels des administrations centrales et des établissements publics, mais aussi des autorités administratives indépendantes, et 4 collectivités territoriales (Longjumeau, Saint-Quentin, Coulommiers, le Loir-et-Cher).

source : Présentation de la plateforme d'ouverture des données publiques "data.gouv.fr" -

mercredi 28 mars 2012

France Brevets : fonds d'investissement français spécialisé en matière de propriété intellectuelle

France Brevets
24 juin 2011 - France Brevets : un intermédiaire actif entre les titulaires de brevets et les utilisateurs potentiels -


Lancé le 9 juin 2011 et doté d'un capital de 100 millions d'euros, France Brevets est un fonds d'investissement français spécialisé en matière de propriété intellectuelle. Sa mission : valoriser les brevets des entreprises et des organismes publics de recherche.

Doté à terme de 100 millions d'euros de capital et détenu à parité par l'Etat et la Caisse des Dépôts, France Brevets a été créé dans le cadre du programme investissements d'avenir. Ce nouvel acteur de la sphère de l'innovation, va permettre d'améliorer la valorisation de la R&D publique et privée, notamment par l'exploitation de groupes de brevets réunis en grappes cohérentes et par la mise en œuvre de stratégies de valorisation en France et à l'international.

Favoriser la circulation des inventions

Les besoins d'échange et de rapprochement des inventions se multiplient dans une économie mondiale fondée sur l'innovation, mais ces évolutions laissent de côté des acteurs essentiels comme les universités ou les PME. France Brevets a pour objectif de contribuer à créer les infrastructures d'une nouvelle économie de la propriété intellectuelle, favorisant la circulation des inventions.

France Brevets constituera un large portefeuille de droits de propriété intellectuelle, issus de la recherche publique et privée, les valorisera en les réunissant en grappes technologiques et organisera leur commercialisation sous forme de licences auprès des entreprises, notamment les PME. Ce fonds sera un partenaire naturel des sociétés d'accélération du transfert de technologie (SATT) et des Consortia de valorisation thématiques (C.V.T.)

Le domaine d'intervention prioritaire du fonds sera, dans un premier temps, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, dont les innovations se diffusent dans l'ensemble des secteurs industriels. D'autres domaines technologiques seront explorés, notamment l'aéronautique et l'espace, la chimie et les matériaux.

Valoriser des inventions issues de la recherche publique et privée 

Une entreprise peut décider d'exploiter seule l'invention ou bien d'accorder un droit d'exploitation sur cette invention à des partenaires choisis en concluant un contrat de licence. La licence permet d'obtenir des redevances, donc des revenus supplémentaires issus du brevet.

L'entreprise peut conclure un contrat avec France Brevets pour lui confier le soin de valoriser ses titres. France Brevets se chargera alors pour son compte de :



jeudi 16 février 2012

Rapport 2011 de l’OMPI sur la propriété intellectuelle dans le monde : le nouveau visage de l’innovation

OMPI Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
Genève, 14 novembre 2011 - Le rapport de l’OMPI met en évidence une demande croissante à l’égard des changements en matière de propriété intellectuelle pour tenir compte de l’innovation  -

Le Rapport de 2011 sur la propriété intellectuelle dans le monde : le nouveau visage de l’innovation – une nouvelle publication de l’OMPI – décrit de quelle façon la titularité des droits de propriété intellectuelle est devenue un élément central des stratégies adoptées par les entreprises innovantes du monde entier. Compte tenu de l’augmentation de la demande mondiale en matière de brevets, passée de 800 000 au début des années 80 à 1,8 million en 2009, le rapport conclut que les investissements croissants dans le domaine de l’innovation et la mondialisation des activités économiques sont les éléments moteurs de ce phénomène.

En conséquence, la politique de propriété intellectuelle est passée au tout premier rang de la politique en matière d’innovation. Dans l’avant propos du rapport, le Directeur général de l’OMPI, Francis Gurry, note que “la croissance de l’innovation n’est plus la prérogative des seuls pays à haut revenu; l’écart technologique entre les pays riches et les pays pauvres se réduit. Des formes graduelles et plus locales d’innovation contribuent au développement économique et social, dans la même mesure que des innovations technologiques reconnues au niveau mondial.”

Le rapport souligne un certain nombre de conséquences découlant de l’augmentation de la demande à l’égard des droits de propriété intellectuelle, à savoir :

  • Les marchés du savoir fondés sur les droits de propriété intellectuelle sont en augmentation. Les données semblent indiquer que les entreprises négocient des droits de propriété intellectuelle et concèdent des licences sur ces droits de manière plus fréquente. Au niveau international, les recettes provenant des redevances en général et des redevances de licences ont augmenté, passant de 2,8 milliards de dollars É. U. en 1970 à 27 milliards de dollars É. U. en 1990 et atteignant environ 180 milliards de dollars É. U. en 2009 – dépassant ainsi la croissance du PNB mondial. De nouveaux intermédiaires sont apparus sur le marché, tels que les bourses d’échange et les courtiers en propriété intellectuelle. Les données recueillies montrent que les marchés du savoir favorisent la spécialisation des entreprises, qui deviennent à la fois plus innovantes et plus efficaces. En outre, ces marchés permettent aux entreprises de déterminer les savoirs qu’elles souhaitent conserver et ceux qu’elles souhaitent partager afin d’accroître au maximum les possibilités d’apprentissage, ce qui constitue un élément essentiel des stratégies modernes d’innovation ouverte. 
  • Le nombre de brevets délivrés a augmenté de manière particulièrement rapide en ce qui concerne les technologies dites complexes, c’est à dire les technologies composées de nombreuses inventions pouvant faire l’objet d’un brevet distinct pour lesquelles les titulaires de brevets sont souvent très nombreux. Cette situation témoigne en partie du changement intervenu dans le domaine technologique. Par exemple, les technologies complexes incluent la plupart des technologies de l’information et de la communication qui ont enregistré des progrès rapides au cours des dernières décennies. 
  • Parallèlement, des entreprises ont créé de manière stratégique d’importants portefeuilles de brevets dans certains secteurs de technologie complexes, notamment dans le domaine des télécommunications, des logiciels, des techniques audiovisuelles, de l’optique et, plus récemment, des téléphones intelligents et des tablettes. Par conséquent, des craintes ont été exprimées quant à la possibilité que des enchevêtrements de plus en plus denses de droits de brevets se chevauchant les uns les autres ralentissent les procédures d’innovation en cascade. Des stratégies fondées sur la collaboration, telles que les communautés de brevets, peuvent répondre à ces préoccupations dans une certaine mesure. Toutefois, les responsables de l’élaboration des politiques doivent veiller tout particulièrement à ce que des cartographies de brevets saturées ne freinent pas l’innovation et l’esprit d’entreprise. 
  • À cet égard, des institutions chargées des brevets efficaces sont devenues la clé de voûte des systèmes d’innovation performants. Elles accomplissent les tâches essentielles consistant à garantir la qualité des brevets délivrés et à fournir des services équilibrés de règlement des litiges. Les niveaux sans précédents atteints par le nombre de brevets délivrés ont exercé une pression très importante sur ces institutions. Un grand nombre d’offices de brevets ont vu s’allonger la liste des demandes en instance. En 2010, le nombre de demandes non traitées au niveau mondial s’élevait à 5,17 millions. Les choix opérés par les offices de brevets peuvent avoir des conséquences considérables sur les mesures d’incitation à l’innovation. 
  • De nombreux pays ont mis en place des politiques visant à mettre la recherche publique au service de l’innovation. L’un des éléments de ces politiques consiste à encourager le dépôt de demandes de brevet par les universités et les organismes publics de recherche ainsi que l’exploitation commerciale ultérieure de leurs inventions. Par conséquent, une augmentation marquée du nombre de demandes de brevet déposées par ces organismes a été enregistrée. Le nombre de dépôts de demandes de brevet selon le Traité de coopération en matière de brevets de l’OMPI (PCT) par des universités et des organismes publics de recherche est parti de presque zéro dans les années 80 pour atteindre plus de 15 000 en 2010. La majeure partie de cette augmentation a été enregistrée dans des pays à haut revenu, notamment l’Allemagne, les États Unis d’Amérique, la France, le Japon et le Royaume Uni. Toutefois, de nombreux pays à revenu intermédiaire ont aussi enregistré une croissance marquée. En ce qui concerne les universités, la Chine se classe au premier rang avec 2348 dépôts de demandes de brevet selon le PCT entre 1980 et 2010, suivie par le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. S’agissant des organismes publics de recherche, la Chine et l’Inde représentent à elles seules 78% du nombre total de demandes de brevet déposées par des pays à revenu intermédiaire. 
Les réformes politiques visant à promouvoir le transfert de technologie au niveau universitaire fondé sur les brevets produisent des effets multiples et variés sur les instituts de recherche, les entreprises, le système scientifique et l’économie.




D’autres conclusions ont été tirées dans le rapport, notamment :

  • Les pays à haut revenu sont toujours en tête des dépenses mondiales en matière de recherche développement mais la géographie de l’innovation a évolué. Les dépenses mondiales dans la recherche développement ont presque doublé en termes réels entre 1993 et 2009. La majeure partie des dépenses de recherche développement sont encore effectuées dans les pays à haut revenu – environ 70% du montant total au niveau mondial. Ces pays consacrent environ 2,5% de leur PNB à la recherche développement, soit plus du double de la part consacrée à ce type de dépenses par les pays à revenu intermédiaire. Les pays à bas revenu et à revenu intermédiaire ont augmenté de 13 points de pourcentage leur part dans les dépenses mondiales en matière de recherche développement entre 1993 et 2009. La Chine est à l’origine de la majeure partie de cette augmentation – plus de 10 points de pourcentage – ce qui la propulse au deuxième rang mondial concernant les dépenses de recherche développement en 2009. 
  • Les données relatives aux investissements plus importants dans les actifs intangibles ne sont disponibles que pour certains pays à haut revenu. Ces données indiquent que ce type d’investissements a augmenté rapidement. Dans un certain nombre de pays, les entreprises investissent désormais davantage dans les actifs intangibles que dans les actifs tangibles. En Europe, l’investissement dans les actifs intangibles représente 9,1% du PNB de la Suède et du Royaume Uni. 
  • Il apparaît clairement que l’innovation s’internationalise avec une nette augmentation du nombre d’articles spécialisés dans les domaines des sciences et de l’ingénierie rédigés dans le cadre d’une collaboration internationale et une hausse du nombre de brevets mentionnant des inventeurs provenant de plusieurs pays. En outre, les entreprises multinationales localisent de plus en plus leurs infrastructures en matière de recherche développement dans divers pays – dont certains pays à revenu intermédiaire qui enregistrent une croissance particulièrement rapide. L’augmentation du nombre de pays à revenu intermédiaire dans l’économie mondiale réoriente à son tour l’innovation vers la demande émanant de ces pays. 
  • Certaines données indiquent que l’innovation prend un caractère de plus en plus concerté et ouvert, mais il est difficile d’évaluer l’ampleur et l’importance des nouvelles approches adoptées. Tout d’abord, il est difficile d’établir une distinction claire entre les stratégies d’innovation ouvertes et les pratiques déjà anciennes en matière de collaboration telle que la recherche développement conjointe, la commercialisation conjointe ou les partenariats stratégiques. Ensuite, certains éléments des stratégies d’innovation ouvertes – telles que les nouvelles politiques internes des entreprises ou les échanges informels de savoirs – ne peuvent pas être facilement déterminés. 
  • En dépit de cette incertitude, la collaboration dans le cadre du processus d’innovation peut être avantageuse pour les entreprises et la société. La production conjointe d’actifs de propriété intellectuelle intervient grâce à des alliances en matière de recherche développement, en particulier des partenariats contractuels et des coentreprises fondées sur des apports de capitaux. Les données sur ce type d’alliances sont limitées et parfois difficiles à interpréter mais elles donnent à penser que les entreprises opérant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, de la biotechnologie et de l’industrie chimique y ont recours plus fréquemment. La société tire généralement profit de cette collaboration qui renforce l’efficacité et la viabilité du processus d’innovation. 

mercredi 15 février 2012

La position de l’industrie du médicament sur les enjeux de propriété intellectuelle

Leem Les Entreprises du Médicament
19/01/12 - La propriété intellectuelle est l’un des éléments fondamentaux du développement de l’innovation. Les entreprises du médicament, qui investissent dans de longs et coûteux programmes de recherche, doivent pouvoir compter sur la protection que leur confèrent les brevets sur leurs découvertes.

Aujourd‘hui :

L’industrie du médicament est caractérisée par un processus de production particulièrement long (10 ans en moyenne), appuyé sur un effort de recherche et de développement soutenu pour alimenter en permanence le pipeline des nouveaux médicaments. Le souci de compenser les délais de commercialisation des produits pharmaceutiques, inhérents aux études pré-cliniques et cliniques, part importante du dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché, justifie donc une protection forte de l’innovation. Le brevet confère à son titulaire une exclusivité commerciale temporaire de 20 ans à compter du jour du dépôt de la demande. En pratique, elle est plutôt de 10 ans en raison de la durée de la recherche avant la commercialisation.

Ce que l’on prévoit :

Les coûts liés au développement de nouveaux médicaments devraient être de plus en plus importants : 800 millions d’euros en 2003, près de 1 milliard d’euros en 2007 (Tufts Center for the Study of Drug Development - Outlook 2008)

Lorsque les droits de propriété intellectuelle ont expiré, l’invention « tombe dans le domaine public ». Dans ce cas, le médicament original peut être légalement copié : on parle alors de médicament générique.

10 ANS POUR PRODUIRE UN MEDICAMENT

Nous demandons le respect rigoureux des droits de propriété intellectuelle :
  • Compte tenu de l’évolution actuelle des sciences du vivant, où l’on couvre par des brevets les connaissances scientifiques très en amont, comme celle sur les fonctions des gènes et des protéines, le brevet devient un facteur stratégique d’&attractivité car les entreprises cherchent à être présentes là où se fait la recherche de pointe. 
  • Il reste cependant tout à fait légal, pour un pays en situation d’urgence sanitaire, de délivrer une licence obligatoire pour un médicament sous brevet.

lundi 6 février 2012

Open Data : Le portail des données publiques data.gouv.fr

data gouv fr
06 DÉCEMBRE 2011 - Le portail des données publiques data.gouv.fr ouvre avec 352 000 jeux de données disponibles -

La plateforme d'ouverture des données publiques de l’Etat data.gouv.fr a été mise en ligne lundi 5 décembre 2011, a annoncé la mission Etalab. Ce site propose dès son ouverture 352 000 jeux de données issus des principaux ministères et administrations, de collectivités territoriales, ainsi que de l'Insee.

Le portail unique interministériel (data.gouv.fr) mettant à disposition du public l'ensemble des informations publiques disponibles de l'Etat et de ses établissements publics administratifs vient d'ouvrir lundi 5 décembre. Il rassemble dès son ouverture 352 000 jeux de données, issus de 90 producteurs de données différents (administrations, ministères, autorités administratives indépendantes, 4 collectivités territoriales, etc.). Evolutive, la plateforme sera continuellement alimentée et actualisée par de nouvelles données.

La vocation du portail data.gouv.fr est de permettre à tous d’accéder librement à l’ensemble des informations publiques dans des formats exploitables. En octobre 2011, la mission Etalab chargée de data.gouv.fr avait d'ores et déjà publié la "licence ouverte/Open Licence". Cette licence, élaborée en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, facilite et encourage la réutilisation des données publiques mises à disposition gratuitement.

Etalab

"Cette initiative contribuera donc à renforcer la transparence de l’action de l’État", avait souligné le Premier ministre François Fillon mercredi 30 novembre 2011 lors des quatrièmes Assises du numérique.

Données disponibles sur data.gouv.fr, quelques exemples 


  • Dépenses et recettes de l'Etat : le ministère du Budget a fourni le détail du projet de budget général de l'Etat pour 2012, par ministère, par mission et par programme. Il communique également les recettes fiscales nettes prévues en 2012. 
  • Sécurité routière : le ministère de l'Intérieur fournit les informations de localisation des accidents corporels de la circulation en France métropolitaine et en Outre-Mer entre 2005 et 2010, ainsi que les données 2010 détaillées de l'accidentalité routière en France métropolitaine. 
  • Mesures de la qualité de l'air et de l'eau : le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement fournit de multiples données de mesures de la qualité de l'air (pollution aux poussières, au benzène, rejets de polluants industriels) et des eaux (eaux souterraines, localisation des stations de traitement des eaux usées). 
  • Patrimoine : le ministère de la Culture et de la Communication liste notamment les musées de France, les statistiques récentes de fréquentation, les établissements classés monument historique… 
  • Statistiques de l'Insee : établissement pilote, l'Insee a collaboré étroitement avec Etalab, pour fournir, dès l'ouverture de data.gouv.fr, un socle important de données, notamment les résultats du recensement de la population en 2008 et les données de sa banque de données macro-économiques. 

page résultat data gouv fr




Quels usages pour les données publiques ? 
L’open data [ouverture des données publiques, ndlr] va permettre à tout un chacun d'accéder aux données publiques et de les réutiliser. Entreprises, journalistes, chercheurs, étudiants, développeurs web pourront y puiser de multiples données brutes dans des formats faciles d'accès (xls, xml, csv…) qu'ils pourront agréger, analyser ou encore exploiter afin de créer des services et applications innovantes, sur le web, sur mobile, sur tablette, au bénéfice des citoyens. Comme par exemple des applications pour téléphone mobile à partir d’informations publiques géolocalisées mises à disposition sur data.gouv.fr.

"Les informations publiques mises à disposition par l'Etat et les collectivités locales sur la plateforme data.gouv.fr ont avant tout vocation à être un vecteur d'innovation et de croissance", indique Etalab qui lancera également un programme intitulé "Dataconnexion", visant à encourager l'innovation pour l'écosystème des données ouvertes. ---Expériences open data en France et ailleurs

Zoom sur :

Certaines collectivités locales françaises ont initié des démarches (Montpellier, Paris, Bordeaux) en matière d'open data. Celle de la ville de Rennes et de sa métropole est sans doute la plus aboutie. Lancé il y a un an, son site Rennes Métropole en accès libre met à disposition les données publiques issues notamment du réseau de transports rennais, ainsi que des données et informations géolocalisées de près de 1 500 organismes publics et associatifs locaux. Ces données ont permis à des développeurs de créer des applications utiles et innovantes, telles handimap.org (service de calcul d’itinéraires pour les personnes à mobilité réduite) ou Go2rennes (accès à toutes les informations des transports en commun de Rennes Métropole).

A l'étranger, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont ouvert leurs portails data.gov et data.gov.uk respectivement en 2009 et début 2010. Le portail américain propose un peu plus de 390 000 jeux de données qui ont permis de créer plus de 1 000 applications gouvernementales, plus de 230 applications développées par des citoyens et 85 applications mobiles. Outre-Manche, ce sont près de 190 applications qui ont été développées jusqu'à présent.

source : Gouvernement.fr -

vendredi 3 février 2012

IBM : une solution de BAO pour aider les clients à tirer parti des données issues des brevets

IBM
09 déc. 2011 - Disponible en mode cloud, la solution permet de donner un accès rapide à une multitude de données scientifiques pour favoriser les innovations dans le secteur des biotechnologies et de la chimie -

IBM (NYSE : IBM) annonce un nouveau logiciel et des services de BAO conçus pour aider les entreprises à développer et utiliser plus efficacement la propriété intellectuelle, la littérature scientifique et les données moléculaires afin d’améliorer la performance de leur entreprise. En leur fournissant un accès rapide aux données issues des brevets du monde entier, les chercheurs disposent d'un des plus vastes réservoirs de données disponibles pour explorer de nouvelles pistes d’innovation.

La solution de BAO SIIP (Strategic IP Insight Platform) en mode cloud permet aux organisations d’extraire et d’utiliser rapidement l'information des publications scientifiques et des brevets du monde entier en compilant la plupart des informations en un seul endroit et en appliquant ensuite des analyses avancées. Par exemple, le logiciel automatise l'analyse et renforce la reconnaissance optique des images et des symboles chimiques pour extraire des informations issues des brevets et des textes dès leur publication. Une tâche réalisable en seulement quelques secondes avec cette technologie, alors qu’il faudrait des semaines entières, voire des mois, pour la réaliser manuellement.

Les entreprises des secteurs des biotechnologies, de la chimie et des biens de consommation font face à une forte pression pour améliorer la performance de leurs programmes de R&D et utiliser les documents de propriété intellectuelle de manière plus efficace. Dans ces industries, les profits sont corrélés à des offres de produits uniques ou à l’identification de nouveaux débouchés. Trouver et corréler les dernières recherches scientifiques et les informations sur les brevets est essentiel dans l'identification des nouvelles opportunités de marché, à condition de trier, classer et analyser la multitude d’informations disponibles. Autant de tâches coûteuses, consommatrices de temps et qui sont souvent cause de pertes d’informations pourtant précieuses pour l’innovation.

« Dans l’environnement compétitif de la R&D, il est essentiel de réagir rapidement aux changements dans le monde des brevets et d’analyser rapidement les données, » a déclaré John Kinney, Ph.D., chercheur, DuPont. « IBM SIIP est un outil très puissant qui nous permet d'évaluer les forces et les faiblesses de nos différents programmes de recherche et d'aider à concentrer nos ressources sur les domaines les plus prometteurs. »

Avec la solution IBM SmartCloud, des outils avancés de BAO (Business Analytics and Optimization) sont utilisés sur des documents brevetés de la United States Patent du Trademark Office, de l’European Patent Office et de la World Intellectual Property Organization. Les documents publics sont quant à eux issus de la base de données MEDLINE de la US National Library of Medicine afin de donner des éclairages intéressants sur l’environnement compétitif. La solution SIIP d’IBM peut être utilisée pour identifier de nouvelles opportunités marché, de futures collaborations avec des partenaires ou des candidats à une fusion/acquisition.

Développée par les chercheurs d’IBM et utilisée pour soutenir la stratégie de propriété intellectuelle et de brevets de l’entreprise, la solution SIIP a été utilisée par des centenaires d’experts de la propriété intellectuelle d’IBM pour la gestion de la propriété intellectuelle, et a contribué à des avancées dans la recherche. Beaucoup d’entreprises mondiales du domaine des biotechnologies utilisent la solution SIIP à travers leur recherche.




La curation automatisée en mode cloud

Jusqu'à récemment, les données chimiques stockées dans les brevets n'étaient pas disponibles dans un format accessible aux ordinateurs. La technologie d'IBM SIIP permet de lire et de comprendre les structures moléculaires dessinées sous forme de composants chimiques – un facteur clé de différenciation à partir des outils de recherche existants. La curation automatisée des données permet de rechercher rapidement des données importantes et aide les chercheurs à visualiser les composants chimiques, ce qui était impossible auparavant.

Par exemple, le logiciel peut extraire des molécules chimiques et des informations à partir des brevets, des résumés et de la littérature dans les 24 heures suivant leur publication, ce qui permet en temps quasi réel l'accès à l'information. Le système a extrait plus de 200 millions de données chimiques dans plus de 30 millions de brevets, de résumés et d'articles scientifiques du monde entier.

Le SmartCloud IBM offre aux entreprises de puissantes analyses à haute vitesse dans le cloud, permettant le partage entre plusieurs organisations, quelque chose de particulièrement important au même titre que la collaboration inter-entreprise qui se développe parmi les organismes de recherche et de développement. ---Le SmartCloud IBM permet également de disposer, en temps quasi-réel, d'énormes quantités de données mises à jour. En utilisant un navigateur Web interactif, un nouvel utilisateur peut commencer à effectuer des analyses avancées en seulement quelques minutes.

« La solution IBM SIIP a été conçue pour favoriser la transformation du processus d'innovation d’entreprises de tous secteurs, en leur permettant de visualiser toutes les informations qui existent aujourd'hui et toutes les recherches qui ont déjà été réalisées », a déclaré Chris Moore, VP, Global Life Sciences BAO Lead Partner, IBM Global Business Services. « La solution offre une nouvelle approche pour trouver et corréler des informations critiques par la combinaison de données, l'analyse approfondie, et ce en mode cloud, avec des services personnalisés afin d'aider les organismes de recherche et de développement à transformer leurs entreprises. »... lire la fin du communiqué de presse d'IBM -

vendredi 27 janvier 2012

Booz & Company - The Global Innovation 1000


Booz and company le 1 nov. 2011
The 2011 Global Innovation 1000, Booz and Company's seventh annual study of the world's 1000 largest corporate R&D spenders, focuses on the links between culture, organization, and innovation strategy -- and their impact on financial performance. The key finding: culture is key to innovation success, and its impact on performance is measurable.

source : Chaîne YouTube Booz and Company -