Moteur de Recherche de Veille Concurrentielle pour l'Industrie Pharmaceutique et de Santé

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mardi 28 mars 2017

Top 10 des déposants de brevets en France en 2016 [INPI]

Le palmarès 2016 des déposants de brevets en France

L’édition 2016 du classement des principaux déposants de brevets publiés en France présente quelques évolutions par rapport à celle de 2015 et témoigne de la nécessité toujours plus forte d’aligner politique d’innovation et stratégie de propriété industrielle, pour les grands groupes industriels comme pour les organismes de recherche publique. 

Top 10 des déposants de brevets en France en 2016

Le Top 3 modifié et un nouvel entrant parmi les 10 premiers déposants 

Les 9 premiers déposants restent les mêmes que l’an dernier, avec toutefois un changement de places sur le podium : l’équipementier automobile Valeo ravit la 1ère place au constructeur PSA, avec 994 demandes de brevets publiées, contre 668 en 2015. Valeo a plus que doublé son nombre de demandes de brevets publiées en 2 ans. Le groupe PSA, qui occupait le 1er rang du classement depuis 2007, est donc 2ème cette année avec 930 demandes publiées (1012 l’an dernier). Le groupe aéronautique Safran passe, lui, de la 2ème à la 3ème position, avec 758 demandes publiées (769 en 2015). Les déposants des rangs 4 à 9 restent les mêmes que l’an dernier. Le groupe de télécommunication Orange, absent du Top 10 depuis 2007, se classe cette année au 10ème rang avec 250 demandes publiées, au détriment de Michelin, qui se classe 11ème.



La recherche publique de plus en plus visible 

Les organismes de recherche publique sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : le CEA et le CNRS, classés respectivement 4ème et 6ème l’an dernier, conservent leur place en 2016. L’université Claude Bernard Lyon 1 gagne 2 places (passant de la 32ème à la 30ème place), le Centre National d’Etudes Spatiales en gagne 5 (passant du 35ème au 30ème rang, ex-aequo avec l’université Claude Bernard Lyon 1) et Aix-Marseille Université gagne 4 places (passant de la 46ème à la 42ème place). Par ailleurs 5 organismes de recherche publique font leur entrée dans le Top 50 cette année : ils sont donc au nombre de 10 en 2016, contre 5 l’an dernier.

source : INPI

mardi 9 février 2016

Vidéo : analyse d'un réseau de co-déposants de brevets médicaux

Luc Quoniam, professeur, spécialiste mondial de l'intelligence compétitive a installé à Marseille Innovation un mur immersif pour explorer les brevets mondiaux.

Ci-dessous, vidéo de l'analyse d'un réseau de co-déposants de brevets médicaux.

   

vendredi 20 novembre 2015

Vidéo : Le vrai talent du stratège

Pour Precepta Stratégiques, Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe, nous livre son bilan sur les qualités à avoir pour être un bon stratège. Selon lui, un vrai stratège a une véritable capacité politique...


"Imaginez la scène. Vous avez rigoureusement réalisé le diagnostic stratégique de votre entreprise. Vous avez méticuleusement analysé l’environnement concurrentiel, grâce à des outils tels que le PESTEL, la construction de scénarios, les 5 forces de la concurrence ou les groupes stratégiques. Parallèlement, vous avez soigneusement analysé les forces et les faiblesses de votre entreprise, ce qui vous a permis d’identifier précisément sa capacité stratégique..."

source : Xerfi

mardi 28 avril 2015

Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique

Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]

L’innovation en santé reste un enjeu public majeur. Celle-ci est principalement développée en industrie pharmaceutique. La R&D pharmaceutique est une activité à risque puisqu’elle nécessite de lourds investissements en capitaux et en temps. L’investissement moyen nécessaire pour mettre sur le marché un nouveau produit est évalué aujourd’hui autour de 1,4 milliard de dollars. Développer un médicament peut prendre une dizaine d’années et le retour sur investissement de ce développement prend jusqu’à 15 ans. On est donc sur des modèles long terme. Les activités de veille scientifique et médicale ont historiquement été très présentes en industrie pharmaceutique, que ce soit en support des activités réglementées ou de l’innovation interne.

Le déclin de la productivité de la R&D en industrie pharmaceutique depuis les années 2000 a généré beaucoup de réflexion sur les modèles d’innovation permettant un meilleur retour sur investissement. Cela a notamment conduit à une plus forte externalisation de l’innovation, par l’acquisition de molécules prometteuses découvertes dans des start-up, des sociétés biotechnologies ou des organismes de recherche. L’acquisition de la propriété intellectuelle de molécules découvertes à l’extérieur d’un grand laboratoire pharmaceutique va lui générer plus de la moitié de ses revenus futurs.

 

On comprend alors que les activités d’intelligence économique ont une contribution majeure également pour les activités d’innovation externe, de business développement et de gestion des partenariats. En même temps, avec l’avènement d’Internet et une volonté de transparence toujours plus forte des instances de santé, les pratiques de la veille et de l’intelligence économique ont été bouleversées. L’accès à l’information spécialisée, même si il reste inégal, s’est considérablement démocratisé. La transition numérique des éditeurs scientifiques entamée il y a déjà plus de 15 ans a accéléré ce phénomène. Les professionnels de l’information ont vu leur nombre diminuer de manière drastique ces dix dernières années au sein des entreprises pharmaceutiques au profit de nouveaux profils d’analystes et de gestionnaires transverses pour organiser ces flux d’information internes et externes.

La démarche collaborative s’impose dès lors comme une évidence . Si elle est plus spontanée dans les milieux de la R&D, elle nécessite un fort accompagnement des travailleurs du savoir ou « knowledge workers » pour être efficace et aboutir à une démarche d’intelligence collective.

Ces diverses transformations qui s’entrechoquent ont eu pour effet une dilution du rôle des spécialistes de l’information. Ceux qui ont su s’adapter ne peuvent-ils pas néanmoins être de formidables ambassadeurs des nouvelles pratiques managériales collaboratives et de la transformation digitale? Ne devrait-on pas les regarder comme de véritables artisans du changement et de l’innovation?

source: vidéo Innovation, intelligence économique et industrie pharmaceutique [interview de Fabienne BERTHET]-